Biographies

Trio Helios

Photo ©Andrej Grilc

Epris de musique de chambre depuis leur plus jeune âge, Camille Fonteneau (violon), Raphaël Jouan (violoncelle) et Alexis Gournel (piano) explorent avec passion l'univers varié du répertoire pour trio avec piano.

Tous trois issus du CNSMD de Paris, ils fondent en septembre 2014 le Trio Hélios. Ils se produisent notamment à l'Hôtel de Soubise, Salle Cortot, à l’Opéra de Lyon, ainsi qu’à la Philharmonie de Paris, ou encore pour l’Institut Français au Maroc et sont régulièrement invités au Festival européen Jeunes Talents, Festival du Cap Ferret, Européennes de musique de chambre d’Illzach, au Festival d’Auvers-sur-Oise, aux Rencontres Musicales d’Evian, au Festival « Art and Culture » de Osaka, à l'emission Jeunes Interprêtes de France Musique, ainsi qu’à la Folle Journée de Nantes, Varsovie, et Tokyo. En 2017, le trio enseigne à l’Académie d’été de la Côte de Nacre, il est également ensemble en résidence au Festival de la Roque d'Anthéron en 2015 et 2016 et ensemble en résidence au festival des Arcs de 2016 à 2018.                                                                                         

Au cours de l’année 2016, le Trio Hélios assure la création du trio « Orients » de Patrick Otto et interprète le Triple concerto de Beethoven à Paris et à Rennes, qu'il rejoue en 2018 avec l'Orchestre de l'Opéra de Lyon.

Le Trio Hélios s’est illustré dans de nombreux concours internationaux : en avril 2018 il remporte le deuxième prix du Concours International de Musique de Chambre de Lyon. Lauréat du deuxième prix et du Prix du public au Concours international de musique de chambre d'Illzach en 2015, il remporte la même année le Prix d’honneur au Concours international Léopold Bellan et devient lauréat-boursier de la FNAPEC à l'issue du Concours musiques d'ensemble de Paris. En Juillet 2017, le trio se voit décerner le « Grand Prix d’Europe » au Concours de l’AEAFC.

Diplômé d’une Licence de musique de chambre en juin 2015 dans la classe de Claire Désert et Ami Flammer, le Trio Hélios se perfectionne ensuite en cycle concertiste auprès du Trio Wanderer et d'Emmanuel Strosser. Il poursuit actuellement sa formation en master de musique de chambre au CNSMDP avec Itamar Golan et François Salque. Bénéficiant régulièrement des conseils de personnalités telles les quatuors Ebène, Talich et Modigliani, Yovan Markovitch, Christian Ivaldi, Gary Hoffman, Guillaume Sutre... il participe également aux masterclasses de l’ECMA - European Chamber Music Academy - partout en Europe (La Haye, Vilnius, Manchester, Oslo, Bern...) avec des professeurs tels que Hatto Beyerle, Johannes Meissl, Miguel Da Silva, Patrick Jüdt... En avril 2018 il a la chance d'être conseillé par Gautier Capuçon sur le Triple Concerto lors d'une masterclasse à la Fondation Louis Vuitton filmée en direct sur Medici.tv.
photo©Andrej Grilc

Jordi Savall

Photo ©Teresa Llordes

Jordi Savall est une personnalité musicale parmi les plus polyvalentes de sa génération. Depuis plus de cinquante ans, il fait connaître au monde des merveilles musicales laissées à l’obscurité, l’indifférence et l’oubli. Il découvre et interprète ces musiques anciennes, sur sa viole de gambe ou en tant que chef. Ses activités de concertiste, de pédagogue, de chercheur et de créateur de nouveaux projets, tant musicaux que culturels, le situent parmi les principaux acteurs du phénomène de revalorisation de la musique historique. Il a fondé avec Montserrat Figueras, les ensembles Hespèrion XXI (1974), La Capella Reial de Catalunya (1987) et Le Concert des Nations (1989) avec lesquels il a exploré et créé un univers d’émotion et de beauté qu’il diffuse dans le monde entier pour le bonheur de millions d’amoureux de la musique.

 

Avec sa participation fondamentale au film d’Alain Corneau Tous les Matins du Monde (récompensé par le César à la meilleure bande son), son intense activité de concertiste (140 concerts par an, environ), sa discographie (6 enregistrements annuels) et la création en 1998, avec Montserrat Figueras, de son propre label discographique Alia Vox, Jordi Savall démontre que la musique ancienne n’est pas nécessairement élitiste, mais qu’elle intéresse un large public de tous âges, toujours plus divers et nombreux. Comme le définit le critique Allan Kozinn dans le New York Times (2005), son travail infatigable en concerts et enregistrements « n’est pas simplement une récupération musicale mais plutôt une réanimation créative ».

 

Au fil de sa carrière, il a enregistré et édité plus de 230 disques dans les répertoires médiévaux, renaissants, baroques et classiques, avec une attention particulière au patrimoine musical hispanique et méditerranéen. Ce travail a été souvent récompensé par de nombreux prix comme plusieurs Midem Awards, des International Classical Music Awards et un Grammy Award. Ses programmes de concerts ont su convertir la musique en un instrument de médiation pour l’entente et la paix entre les peuples et les cultures différentes, parfois en conflit. Nul hasard donc si en 2008, Jordi Savall a été nommé Ambassadeur de l’Union Européenne pour un dialogue interculturel et, aux côtés de Montserrat Figueras, « Artiste pour la Paix », dans le cadre du programme « Ambassadeurs de bonne volonté » de l’UNESCO.

Sa contribution à la découverte et à la représentation des opéras de Vicent Martin i Soler Una cosa rara et Il burbero di buon cuore a été suivie, à la tête du Concert des Nations et de La Capella Reial de Catalunya, par celles de L’Orfeo de Monteverdi, du Farnace de Vivaldi, d’Orfeo ed Euridice de J.J. Fux ainsi que d’ Il Teuzzone de Vivaldi.

 

Sa féconde carrière musicale a été couronnée de récompenses et de distinctions tant nationales qu’internationales dont nous pouvons citer les titres de Docteur Honoris Causa des Universités d’Evora (Portugal), de Barcelone (Catalogne), de Louvain (Belgique) et de Bâle (Suisse). Il a aussi reçu l’insigne de Chevalier de la Légion d’Honneur de la République Française, le Prix International de Musique pour la Paix du Ministère de la Culture et des Sciences de Basse Saxe, la Medalla d’Or de La Generalitat de Catalogne et le prestigieux prix Léonie Sonning, considéré comme le Prix Nobel pour la musique. « Jordi Savall met en évidence un héritage culturel commun infiniment divers. C’est un homme pour notre temps ». (The Guardian, 2011).

Le Concert des Nations (Paris 1989)

Le Concert des Nations est un orchestre créé par Jordi Savall et Montserrat Figueras en 1989 durant la préparation du projet Canticum Beatae Virgine de Marc Antoine Charpentier, afin de disposer d’une formation interprétant sur instruments d’époque un répertoire qui irait de l’époque baroque jusqu’au Romantisme (1600-1850). Le nom de l’orchestre provient de l’œuvre de François Couperin Les Nations, un concept représentant la réunion des « goûts musicaux » et la prémonition que l’Art en Europe imprimerait à jamais une marque propre, celle du siècle des Lumières.

Dirigé par Jordi Savall, Le Concert des Nations est le premier orchestre réunissant une majorité de musiciens provenant de pays latins (Espagne, Amérique Latine, France, Italie, Portugal, etc.), tous étant de remarquables spécialistes de niveau international dans l’interprétation de la musique ancienne sur des instruments originaux correspondant à l’époque et aux critères historiques. Dès ses débuts, l’orchestre a montré une volonté de faire connaître des répertoires historiques de grande qualité à travers des interprétations qui en respectent rigoureusement l’esprit original, tout en œuvrant pour leur revitalisation. Pour exemple, citons les enregistrements de Charpentier, J.S. Bach, Haydn, Mozart, Haendel, Marais, Arriaga, Beethoven, Purcell, Dumanoir, Lully, Biber, Boccherini, Rameau ou Vivaldi.

En 1992, Le Concert des Nations aborde le genre de l’opéra avec Una Cosa Rara de Martin Y Soler représenté au Théâtre des Champs Elysées, au Gran Teatre del Liceu de Barcelone et à l’Auditorio Nacional de Madrid. D’autres opéras seront par la suite montés devant un public assidu : L’Orfeo de Claudio Monteverdi au Gran Teatre del Liceu de Barcelone, au Teatro Real de Madrid, au Wiener Konzerthaus, à l’Arsenal de Metz et au Teatro Reggio di Torino. En 2002, a eu lieu une reprise de ce même opéra dans le récemment reconstruit Liceu de Barcelone où fut réalisé un DVD (BBC-Opus Arte). Puis de nouvelles représentations furent données au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, au Grand-Théâtre de Bordeaux et au Piccolo Teatro de Milan dans le cadre du Festival Mito. En 1995, un autre opéra de Martin i Soler, Il Burbero di Buon Cuore, fut représenté au Théâtre de la Comédie de Montpellier. En 2000, fut présenté en version concert à Barcelone et à Vienne Celos aun del Ayre matan de Juan Hidalgo et Calderon de la Barca. Les dernières productions ont été le Farnace de Vivaldi au Teatro de la Zarzuela de Madrid et Il Teuzzone, également de Vivaldi, interprété en version semi-concertante à l’Opéra Royal de Versailles.

L’importante discographie du Concert des Nations a reçu plusieurs prix et récompenses tels que les Midem Classical Award et International Classical Music Awards. L’impact des œuvres, des enregistrements et des représentations dans d’importants festivals et grandes salles du monde a permis à cet orchestre sur instruments d’époque d’être considéré comme l’un des meilleurs, car capable d’aborder des répertoires éclectiques et divers allant des premières musiques pour orchestre jusqu’aux chefs-d’oeuvre du Romantisme comme du Classicisme.

 Le Quatuor Modigliani

                                         “Le Quatuor Modigliani fait partie à l’évidence de la cour des grands.” Le Monde

Le Quatuor Modigliani, qui célèbre son 15e anniversaire cette saison est régulièrement invité dans les plus hauts lieux de la musique de chambre dans le monde.

Cette saison et les suivantes, le quatuor partira en tournée aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, au Japon et à travers toute l’Europe. Parmi les points forts de ces saisons, des retours au Wigmore Hall de Londres, à la Philharmonie de Paris, à l’Auditorium du Musée du Louvre, à la Philharmonie de Cologne, à Flagey à Bruxelles, au Prinzregententheater de Munich, à l’Oji Hall de Tokyo ou dans des festivals tels que le Festival Menuhin de Gstaad, la Schubertiade de Schwartzenberg, Mecklenburg-Vorpommern ainsi que des débuts à la Boulezsaal à Berlin ou au Festival de Salzbourg, Depuis 2014, le Quatuor Modigliani a pris la direction artistique des Rencontres Musicales d’Evian autrefois dirigées par Mstislav Rostropovitch. Le festival connaît un remarquable succès depuis sa reprise sous l’impulsion conjointe de l’Evian Resort et du Quatuor Modigliani et est en passe de devenir l’un des festivals majeurs en Europe.

Le Quatuor Modigliani poursuit depuis 2008 une riche et étroite collaboration avec le label Mirare ayant déjà produit neuf disques, tous couverts d’éloges par la critique internationale. Leur dernier album, Portraits, qui paraît en janvier 2019, célèbre les quinze ans du quatuor. A cette occasion, le quatuor a décidé de rassembler des pièces au caractère unique qui les ont accompagnés au cours des quinze dernières années plutôt que de se focaliser sur un seul compositeur ; Le quatuor se produit en musique de chambre avec Sabine Meyer, Renaud Capuçon, Jean-Frédéric Neuburger, Beatrice Rana, Michel Dalberto, Augustin Dumay, Henri Demarquette, Abdel Rahman el Bacha, Gary Hoffman, Boris Berezovsky, Paul Meyer, Lise Berthaud, Michel Portal, Gérard Caussé, Marie-Elisabeth Hecker ou Daniel Müller-Schott.

Grâce au soutien de généreux mécènes, le quatuor Modigliani a le privilège de jouer quatre magnifiques instruments italiens. Amaury Coeytaux joue un violon de Guadagnini de 1773 ,Loic Rio joue un violon d'Alessandro Gagliano de 1734 , Laurent Marfaing joue un alto de Mariani de 1660 , François Kieffer joue un violoncelle de Matteo Goffriller "ex-Warburg" de 1706.

Le Quatuor Modigliani remercie la SPEDIDAM pour son soutien.

 

Photo extraite du reportage officiel du Festival International de Violoncelle de Beauvais | signé Jon Pitre

 Le Quintette de Daniel Mille

Hommage à Astor PIAZZOLLA « cierra tus ojos »

Daniel Mille est un compositeur, un accordéoniste, un ciseleur de paysages oniriques.

Son chant lunaire et sa manière d’attarder le tempo, portent aux confins les possibilités lyriques du soufflet à bretelles. L’instrument avant-hier encore si prompt au baloche, arriva dans les mains de Mille accompagné d’une résonance prophétique «  quand tu seras grand, c’est du bando que tu joueras ». Ce bandonéon, voix des migrants du monde entier vers le Rio de la Plata, incubateur des passions, des rêves et des déboires, Mille n’en jouera pas. Il l’avalera en quelque sorte, dans un accordéon funambule.

Neuf somptueux albums, moult prix, des collaborations prestigieuses et quelques décennies plus tard, Daniel Mille consacre pour la première fois un opus complet à un autre compositeur, Piazzolla ( 1921-1992), le Picasso argentin de la musique, dont les compositions et l’interprétation viscérale restent une épreuve par le feu pour les musiciens, inextricablement liè au tango, à son essence et à ses pères, Piazzolla eut l’audace d’en réinventer la grammaire, à l’aune du classique et de l’organicité du jazz, pour générer un langage révolutionnaire.

Daniel Mille entre dans le monument majeur de l’histoire, en mode mineur, par la petite porte. En tout cas, par celle qui lui ressemble. Il y a là de la hardiesse, la gourmandise de ne pas prendre quatre chemins pour s’adresser au bau, mais aussi une modestie viscérale, un respect, une attention rare.

En cela le choix de l’arrangeur n’est pas anodin. Le jeune et brillant Samuel Strouk a « millésimé » Piazzolla, si lon peut dire. Opérant une anlyse radicale des fulgurants contrechamps du maestro, détournant les attentes, déjouant les références, dénudant Chiquilin de Bachin de son langage expressionniste habituel, utilisant à peine les accents mythiques 3-3-2, signatures légendaire des viriles attaques du fou furieux qui mit le bandonéon debout dans les années 50.

L’accordéon, les trois violoncelles avec en -tête le complice des concerts partagés avec Jean-Louis Trintignant – Grégoire Korniluk, et le contrebassiste de Jazz Diego Imbert, forment un orchestre qui respire comme un seul homme. Il s’agissait alors,de ne jamais glisser dans l’anecdotique, d’enlever et puis de soustraire. Toujours soustraire.

Hormis le tube planétaire Libertango popularisé par Grace Jones, il y a là plutôt des œuvres en demi-teintes, des apesanteurs, des mises en atmosphères.

Mille préfère les milongas alanguies aux véhémences du tango.

On comprend alors pourquoi, sculptant comme à son habitude, silences et voix subliminales, Mille dans le costume du maestro, est à la fois si Mille, et si Piazzolla.

Si magistral et si modeste.

Photos extraites du reportage officiel du Festival International de Violoncelle de Beauvais | signé Jon Pitre
 

Grégoire Korniluk | Premier violoncelle

Né en 1981 à Douai (France), Grégoire Korniluk commence ses études musicales à l’âge de cinq ans au piano et prend ses premières leçons de violoncelle à l’âge de sept ans au Conservatoire National de Région de Douai. En 1997 il rentre 1er nommé au CNSM de Paris dans la classe de Philippe Muller et y ressort 4 ans plus tard avec un 1er prix à l’unanimité. En 2001, il rentre en cycle de perfectionnement dans les classes de Roland Pidoux et Alain Meunier; l’année suivante il obtient un 1er prix à l’unanimité de musique de chambre.

Dès 1993, il devient lauréat de plusieurs concours nationaux et internationaux.

Grégoire Korniluk s’est produit en soliste dans de nombreux concerts en France, Belgique, République Tchèque, Pologne et USA, ainsi que dans divers festivals tels que Cobham, South Hadley, Cordes sur ciel, Auvers sur Oise,...

Il multiplie les expériences en travaillant régulièrement à l’Opéra de Paris et en tant que violoncelle solo à l’orchestre de Bordeaux. En 2003 il est remarqué par le chef d’orchestre Christoph Von Dohnanyi qui l’invite à occuper le poste de violoncelle solo à l’orchestre de la NDR de Hambourg. Il est actuellement violoncelle solo de l'orchestre de Jérémie Rohrer, Le Cercle de l'Harmonie, et nouvellement membre de l'ensemble de musique de chambre "Compass" avec Sarah Nemtanu au violon, Marie Chilemme à l'alto et Jean-Frédéric Neuburger au piano.

Grégoire Korniluk est régulièrement demandé en soliste pour divers enregistrements, aussi bien avec le groupe Apocalyptica que pour de nombreuses musiques de film., en collaboration avec Armand Amar, Ibrahim Maalouf,...Il travaille également dans le theatre aux côtés d’Anouk Grinberg et Joëlle Léandre, et avec Jean-Louis Trintignant et Daniel Mille depuis une quinzaine d'années dans les spectacles “Apollinaire”, "3 poètes libertaires" et "Trintignant Mille Piazzolla". Il collabore par ailleurs avec de nombreux artistes tels que Marianne Faithfull, Ibrahim Maalouf, Frank Woeste, Diego Imbert, Julien Chauvin,... D'autre part, ses compositions comptent aussi bien des pièces pour son instrument que diverses musiques de film et arrangements pour Costa-Gavras, Gilles Legrand,... ainsi que pour le groupe de metal Angher qu'il a fondé en 2006.

Pascal Amoyel

Victoire de la Musique en 2005 dans la catégorie «Révélation Soliste Instrumental de l’année», Pascal Amoyel est récompensé en 2010 par un Grand Prix du Disque à Varsovie par la prestigieuse Société Chopin pour son intégrale des Nocturnes de Chopin aux côtés de Martha Argerich et de Nelson Freire, enregistrement qualifié de «miracle que l’on n’osait plus espérer, qu’on écoute bouche bée par tant de beauté» par la revue Classica. Son interprétation des Funérailles de Liszt a également été saluée comme l’une des références historiques, et ses Harmonies Poétiques et Religieuses de Liszt élues parmi les 5 meilleurs enregistrements de l’année 2007 par la chaîne Arte.

A 10 ans, lorsqu’il débute ses études de piano à l’Ecole Normale de Musique de Paris, il est vite remarqué par Georges Cziffra qu’il suit en France et en Hongrie. A 17 ans, après un baccalauréat scientifique, il décide de se consacrer entièrement à la musique. Il obtient une Licence de concert à l’Ecole Normale de Paris, les Premiers Prix de Piano et de Musique de chambre au CNSM de Paris, devient Lauréat des Fondations Menuhin et Cziffra, puis remporte le Premier Prix au Concours International des Jeunes Pianistes de Paris.

C’est le début d’une carrière internationale qui le conduit à se produire sur les plus grandes scènes : Philharmonie de Berlin, Muziekgebouw d’Amsterdam, Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, Cité de la Musique et Salle Pleyel à Paris, Etats-Unis, Canada, Russie, Chine, Corée…

Ses enregistrements seul ou avec la violoncelliste Emmanuelle Bertrand ont obtenu les plus hautes récompenses : Gramophone, Cannes Classical Awards, ffff de Télérama, Diapason d’Or de l’année, «Choc» du monde de la Musique, 10 de Classica, Grand Prix annuel de la critique allemande…

Compositeur, Pascal Amoyel est Lauréat de la Fondation Banque Populaire. Il est notamment l’auteur du cycle Job, ou Dieu dans la tourmente et de Lettre à la femme aimée au sujet de la mort (sur des poèmes de Jean-Pierre Siméon).

Il s’investit aussi dans la création de nouvelles formes de concert : son spectacle Block 15, ou la musique en résistance (mise en scène Jean Piat) a obtenu un très vif succès et a fait l’objet d’une adaptation pour France Télévisions ; il a créé également Le pianiste aux 50 doigts et Le jour où j’ai rencontré Franz Liszt (mises en scène Christian Fromont) qui ont été joués à guichet fermé au festival d’Avignon et durant plusieurs mois au Théâtre Le Ranelagh à Paris. Dernièrement il a créé Looking for Beethoven et le spectacle familial Une petite histoire de la grande musique.
Photo ©Eric Piens

Gaëtane Prouvost

À une époque où l’interprétation tend à s’uniformiser, Gaëtane Prouvost se présente comme l’héritière des grands courants du violon classique. Formée à Paris par Roland Charmy et Jean Hubeau, elle a rejoint Ivan Galamian à la Juilliard School comme nombre des virtuoses contemporains. Mais son véritable maître sera Zino Francescatti, l’un des grands violonistes du siècle précédent et héritier de la technique de Paganini. Elle lui a consacré une biographie (Ed. de l’Harmattan) et un CD réunissant ses compositions originales et transcriptions (Ed. l’Empreinte Digitale)

Dotée d’une solide technique et d’une sonorité rare, le jeu de Gaëtane Prouvost se prête aussi bien à la légèreté du répertoire baroque qu’à la générosité des grands romantiques.

Dédicataire de nombreuses œuvres contemporaines : Concerti de Rémi Goussseau, de Michel Rateau, Sonate et Variations d’Olivier Greif, elle est fréquemment invitée par l’Ensemble Intercontemporain où elle joue sous la direction de Kent Nagano, Gary Bertini et Pierre Boulez. Choisie par Olivier Messiaen, elle est l’interprète du Quatuor pour la Fin du Temps lors de sa création en U.R.S.S.

Avec l’orchestre de Prague Camerata Bohemiana et sous sa direction,  elle crée en 2015 le concerto que Rémi Gousseau lui dédicace.

Professeur invitée de l’Académie et du Conservatoire de Prague, elle y donne régulièrement des masters classes, en particulier sur la musique française.

Passionnée par la musique de chambre, elle s’associe avec les meilleurs musiciens ainsi Abdel Rahman el Bacha, Emmanuelle Bertrand, Pascal Amoyel, Laurent Cabasso, Emmanuel Ceysson, Valérie Aimard, Jean Paul Sevilla, Damien Lehman, Jun Kanno, le quatuor Enesco, Yovan Markovitch…

Chacun de ses disques a été salué par la critique, ainsi les sonates pour violon et piano de Prokofiev avec Abdel Rahman El Bacha ont reçu les meilleures récompenses de la revue Gramophone et le Choc du Monde de la Musique.

Emmanuelle Bertrand

Photo Jean-Baptiste-Millot

«Le violoncelle français a sa muse, elle s’appelle Emmanuelle Bertrand» – Diapason,  décembre 2015.

De son propre aveu, Emmanuelle Bertrand n’est pas de ces bêtes à concours qui se grisent de la course aux prix internationaux. Et pourtant… Diplômée des Conservatoires Supérieurs de Lyon et Paris, lauréate du Concours International Rostropovitch, Premiers Prix du Concours de Musique de Chambre du Japon et de l’Académie Internationale Maurice Ravel, Révélation Classique de l’Adami, Grand prix de la Critique… C’est une Victoire de la Musique qui la révèle au grand public en 2002 et depuis, chacun de ses enregistrements est salué comme un événement par la presse nationale et internationale qui lui décerne les plus grandes distinctions : Diapason d’Or de l’année, Choc de Classica, Gramophone Music Award, Cannes Classical Award, Preis der deutschen Schallplattenkritik…

Personnalité rayonnante et généreuse, Emmanuelle Bertrand se distingue par sa capacité à rendre accessible et faire partager au plus grand nombre des choix de répertoire audacieux et une curiosité insatiable.

En tant que soliste, on a pu l’entendre avec l’Orchestre Symphonique de Lucerne, l’Orchestre Symphonique du Grand Montréal, l’Orchestre National d’Ukraine, l’Orchestre Symphonique d’Etat de Moscou, le BBC National Orchestra of Wales, l’Orchestre symphonique de Lucerne, l’Orchestre Symphonique de Busan (Corée), l’Orchestre Musica Vitae de Suède, l’Orchestre Symphonique de Québec, l’Orchestre Symphonique de la RTV de Slovénie, l’Orchestre Symphonique de Wuhan (Chine), les Orchestres Nationaux de Lille, d’Ile de France, de Lorraine, les Orchestres Philharmoniques de Strasbourg, de Monte Carlo…

Passionnée de musique de chambre, elle forme depuis 15 ans un duo avec le pianiste Pascal Amoyel avec lequel elle explore autant d’œuvres inédites que de grand répertoire. Soucieuse de participer à une forme de transmission à travers son art, mais aussi de repenser sans cesse la mission du musicien dans la société, Emmanuelle Bertrand consacre une partie de son temps à l’enseignement de la musique de chambre au CNSM de Paris et du violoncelle au Conservatoire de Gennevilliers ainsi que lors de masterclasses internationales.

Elue Artiste de l’Année 2011 par le magazine Diapason et les auditeurs de France Musique, elle est directrice artistique du Festival de Violoncelle de Beauvais et marraine de l’Estival de la Bâtie dans le Loire.

Boris Andrianov

Un des plus brillants violoncellistes de Russie, Boris Andrianov, a été très vite remarqué par de nombreux musiciens de renom ( Zubin Mehta, Daniil Chafran, Mstislav Rostropovitch, David Geringas) et à peine les études terminées il débute une brillante carrière internationale, en se produisant dans les plus prestigieuses salles de Russie et du monde : en Allemagne, Autriche, Suisse, Italie, Espagne, Slovaquie, Croatie, Hollande, USA, Inde, Corée, Chine, Japon.

« On n’a jamais entendu à Cervo, même entre les mains des grands maîtres, un son de violoncelle aussi plein, aussi dense et sensuel et en même temps réfléchie et parfait », - écrivait le professeur A. von Arnim, dans WAZ ( Dortmund, Allemagne), qui considérait Boris Andrianov comme un des plus talentueux violoncellistes qu’il n’ait jamais entendu de sa vie. En septembre 2007 le célèbre Gramophone magazine de Londres a attribué au disque de Boris Andrianov et Rem Ouracine (« Shostakovich Rachmaninov « Sonatas for cello and piano ») le titre du « meilleur disque du mois ». En 2003 un disque de duo avec le guitariste russe Illarionov sous le label américain DELOS a été sélectionné dans une liste préliminaire des nominations pour le prix Grammy Award.

Boris Andrianov collabore en soliste avec des orchestres les plus réputés de Russie et du monde ,parmi lesquels Orchestre du Théâtre Mariinsky ( St Petersburg),Orchestre Philharmonique de Saint Petersburg, Grand Orchestre symphonique Tchaïkovski, Orchestre national de Russie, Orchestre nationale de France, Orchestre métropolitaine symphonique de Tokyo, Orchestre Philharmonique d’Israël, Orchestre Beethoven de Bonn, Orchestra di Padova et del Veneto. Parmi les partenaires artistiques de Boris Andrianov sont des grands chefs d’orchestre V. Gergiev, V. Fedosseev, V.Petrenko, G.Noseda, A.Vedernikov, D. Jurovski. Ses partenaires en musique de chambre sont Boris Berezovski, Ioury Baschmet, Menahem Pressler, Janine Jansen, Julian Rachlin.

Boris Andrianov est également le fondateur et directeur artistique du premier festival international de violoncelle à Moscou «Vivacello». Depuis 2005

Boris joue d’un instrument exceptionnel du célèbre luthier Domenico Montagnana. 

Photo extraite du reportage officiel du Festival International de Violoncelle de Beauvais | signé Jon Pitre
 

Alexandre Soumagne

Violoncelliste de formation, Alexandre Soumagne a un parcours à l’image de ses goûts artistiques : « classique et électrique ».

Né à Soissons en 1971, il y débute ses études de violoncelle au conservatoire municipal. Repéré par Nelly Pasquier avec qui il travaillera pendant 6 ans, il rentre ensuite au conservatoire de Rueil-Malmaison où il obtiendra tous ses prix à l’unanimité.(premier prix de violoncelle, puis d’excellence de virtuosité ainsi qu’un premier prix de musique de chambre). Une rencontre avec Sungwong Yang, assistant de Jànos Starker à Indiana, l’amènera aux États-Unis où il suivra ses cours au Bowdoin Music Festival deux étés de suite, pour ensuite se consacrer à se carrière de musicien et de pédagogue. Titulaire du Certificat d’Aptitude de professeur de violoncelle (ainsi que du Diplôme d’État.) il est actuellement professeur au conservatoire à rayonnement départemental de Beauvais. Il est en charge des orchestres jusqu’en 2017 et s’occupe actuellement des ensembles de violoncelles adultes.

Toujours en recherche dans la pédagogie, il encadre également un atelier depuis 2013 à Soissons ainsi qu’à Beauvais pour le projet Démos de la Philharmonie de Paris. Il dirige depuis 2018 le Grand ensemble Fourmilière du Festival International de Beauvais.

Musicien d’orchestre, violoncelle solo de l’orchestre des violons de France pendant 10 ans, chambriste, il joue aussi bien en formation sonate piano/violoncelle, qu’en trio à cordes, quatuor et pendant 8 ans comme membre de l’Octuor de Violoncelles de Beauvais. Il participe à « l’orchestre de la Cité » en partenariat avec « les siècles » à Soissons dans le cadre de la saison 2017-2018.

 

Alexandre Soumagne, aujourd’hui laisse libre cours à sa créativité, grâce à un spectacle seul sur scène, mêlant violoncelle, chant, danse, sketchs : « Un violoncelliste dans tous ses états » : une idée qui est née à l’âge de 20 ans après avoir « rencontré » la comédie musicale dans une école dédiée à cet art : « Camdicéa ». Il n’hésite pas à partager son dynamisme, sa joie de vivre et son enthousiasme dès que l’occasion lui en est donnée, aussi bien avec ses amis du théâtre et de la musique classique.
Photo ©Michael Noirot

Quatuor Tchalik

 

Photo ©Pierre Bialais

Issu d’une famille franco-russe, le Quatuor Tchalik présente la caractéristique unique d’être constitué de quatre frères et sœurs. Bercés par une tradition familiale où la musique tient un rôle central, ils jouent ensemble depuis leur plus jeune âge. Cette immersion au coeur de la musique de chambre leur a permis de développer un jeu naturel, une respiration collective et une communion artistique d’exception.

Ces qualités ont été reconnues dès le premier concours international auquel le Quatuor Tchalik a participé. En février 2018, il a en effet brillamment remporté le Premier Prix lors du Concours Mozart de Salzbourg, le jury lui décernant également le Prix Spécial pour la meilleure interprétation d’un quatuor de Mozart.

Le Quatuor Tchalik a étudié auprès de chambristes de grande renommée, tels que Jan Talich et Vladimír Bukač, (Quatuor Talich), Yovan Markovitch (Quatuor Ysaye et Quatuor Danel), et Johannes Meissl (Quatuor Artis). En 2016, il a intégré la prestigieuse Escuela Superior de Mùsica Reina Sofia à Madrid dans la classe de Günter Pichler (1er violon et fondateur du Quatuor Alban Berg). Au contact de ces éminents représentants des différentes traditions musicales européennes, la fratrie s’est formée au grand répertoire classique et romantique.

En parallèle, le Quatuor Tchalik se passionne également pour le répertoire contemporain. Il rencontre ainsi des personnalités telles que les compositeurs Boris Tishchenko ou encore Thierry Escaich, dont les quatre frères et soeurs s’apprêtent à enregistrer l’oeuvre pour musique de chambres.

Le Quatuor Tchalik se produit en France dans des lieux prestigieux tels que l’Orangerie de Sceaux, l’Opéra de Reims (en ouverture de la saison MPSZ) et le Musée de l’Orangerie de Paris. Sur la scène internationale, il est invité au Festival Haydn au château Esterhazy en Hongrie, à la Mendelssohn-Haus à Leipzig, et au Mozarteum de Salzbourg. Il joue également régulièrement en Italie, en Espagne, en Belgique et en Russie, ainsi que sur les ondes de France Musique et de la RTBF en Belgique.

Le Quatuor Tchalik est également lauréat du Prix 2017 de la Fondazione Monte Dei Paschi à Sienne, de la Fondation Safran pour la musique, ainsi que du Tremplin de la Philharmonie de Paris. Fin 2017, il a été nommé résident à ProQuartet et s’est vu sélectionné par Simone Gramaglia (Quartetto di Cremona) pour participer au projet Le Dimore del Quartetto en Italie.

Le Quatuor Tchalik joue sur des instruments du luthier Philippe Mitéran et avec des archets de l’archetier Konstantin Cheptitski, fabriqués spécialement à son intention.

Les membres du Quatuor Tchalik se produisent aussi en quintette avec leur frère pianiste, Dania Tchalik.

Orchestre de Douai Région Hauts-de-France

Photo ©Ubique Zone


Fondé en 1971, l’Orchestre de Douai Région Hauts de France est une grande formation symphonique, au répertoire large et accessible à tous. Sous la direction d’Henri Vachey, son fondateur, puis de Stéphane Cardon et de Jean-Jacques Kantorow depuis 2013, l’Orchestre de Douai-Région Hauts de France a donné plus de 1.500 concerts dans 201 villes de sa région d’origine, mais aussi dans toute la France (Martinique comprise) et à l’étranger (Belgique, Allemagne, Grande-Bretagne, Autriche, Italie, Espagne, Pologne...).
C’est ainsi qu’il réunit chaque année près de 25 000 auditeurs.

En 1985, il a remporté le Prix d’Honneur de la Ville de Vienne (Autriche) et le Premier Prix «absolu» de la Ville de Stresa (Italie) un an plus tard, se distinguant parmi des formations réputées venues du monde entier !

L’Orchestre s’est exprimé à de nombreuses reprises sur Radio-France et sur les principales chaînes de télévision, comme TF1 avec 2 concerts enregistrés lors de la saison 2000/2001, France 2 avec 9 collaborations aux émissions de Jacques Martin et Arte.

De plus l’Orchestre a publié 10 disques, respectivement consacrés à Massenet, à la «Danse des Morts» de Claudel et Honegger (Grand Prix de l’Académie du Disque Français), à Pierné, à la musique de films et de scène d’Honegger, à quatre oeuvres d’Henri Vachey, à des pages célèbres de la musique symphonique, à «L’An Deux Mille», création de Pierre Jansen et ainsi qu’en 2001 et 2003, à des «Musiques pour petits et grands». En 2007, à l’occasion de son millième concert, il a publié un coffret CD/DVD consacré à Carmina Burana de Carl Orff (3 diapasons), enregistrement "live" du concert donné à Gayant Expo. En 2011, il édite Entre terres, 5 tableaux pour récitant, orchestre et choeurs de Nicolas Bacri et Philippe Murgier (Ring d'or décerné par Classic Info). Enfin, en 2016, il grave aux éditions arcantus un CD consacré à deux compositeurs du Nord : Edouard Lalo et Albert Roussel

Jean-Jacques Kantorow

Chef d'orchestre

D’origine russe, Jean-Jacques Kantorow est né à Cannes où il commence à étudier le violon. A l’âge de 13 ans, il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, dans la classe de Benedetti, où, un an plus tard, il obtient le Premier Prix de violon.

Entre 1962 et 1968, il remporte une dizaine de prix internationaux dont le Premier Prix Carl Flesh à Londres, le Premier Prix Paganini à Gênes, le Premier Prix du Concours International de Genève et obtient une bourse de la Fondation Sacha Schneider en 1970.
Avec le pianiste Jacques Rouvier et le violoncelliste Philippe Muller, Jean-Jacques Kantorow forme un trio avec lequel il remporte le Premier Grand Prix du Concours de Musique de Chambre de Colmar en 1970. Sa carrière de concertiste l’a amené dès le début à se produire sur les plus grandes scènes internationales: aux Etats-Unis, au Canada, dans les pays de l’Est, en Inde, au Japon, en Afrique… donnant plus de 100 concerts par an. Partout la critique est unanime : “Jean-Jacques Kantorow est un grand du violon, un talent époustouflant, le violoniste le plus prestigieusement original de cette génération, que j’ai entendu” (Glenn Gould).
Désireux de rompre avec l’isolement du soliste et par le biais de la musique de chambre, il évolue naturellement vers la direction d’orchestre. Il dirige alors de nombreuses formations étrangères, dont le Tapiola Sinfonietta : dont il fut le Directeur Musical de 1993 à 2013. Jean-Jacques Kantorow donne également de nombreuses masterclass dans le monde entier.
Pendant dix ans, il a également été le Directeur Musical de l’Orchestre d’Auvergne et, en 1994, il est nommé à la tête de l’Ensemble Orchestral de Paris. Jean-Jacques Kantorow poursuit parallèlement une carrière de soliste et de chambriste, trouvant ainsi l’équilibre dans la pluralité de ses activités musicales.
Jean-Jacques Kantorow enregistre en tant que soliste et en tant que chef pour des maisons de disques importantes, notamment pour Denon, Emi, Erato, CBS, Bis etc… Nombre de ses disques ont été primés par des récompenses internationales. Son enregistrement « Sonates Françaises » est sorti en janvier 2014 sous le label NoMadMusic. Il y interprète avec son fils Alexandre au piano, des œuvres méconnues du répertoire français (Chevillard, Fauré & Gedalge). Son dernier enregistrement est sorti en 2015 sous le label BIS. Il y dirige son fils Alexandre et le Tapiola Sinfonietta dans les concertos de Liszt.

 

Photo Pierre Bialais

La Symphonie de Poche

Dirigée par Nicolas Simon, la Symphonie de Poche est un ensemble original et ambitieux. Constituée de douze musiciens, elle place l'arrangement au coeur de son projet : au-delà d’une simple adaptation à l’effectif de l’ensemble, il vise à offrir un regard neuf et audacieux sur les oeuvres choisies.

Par sa grande mobilité, la Symphonie de Poche peut aussi apporter la musique là où elle ne va pas commodément. Avec enthousiasme et sans le protocole habituel de la musique classique, elle incarne un projet loin de tout a priori.

Un répertoire re-créé
Sous la plume des arrangeurs, le répertoire musical choisi renaît sous une forme nouvelle, adaptée à l'esprit et à la physionomie de l'ensemble. Son identité sonore originale repose sur l'alliage d'instruments rarement associés : au traditionnel quintette à cordes se mêlent saxhorn baryton, clarinettes, harpe, flûte, percussions et accordéon. Le public peut ainsi découvrir une symphonie, une sonate, ou une chanson, vêtue d'habits neufs.

La musique pour tous
L'effectif de la Symphonie de Poche lui permet de se déployer tant dans les salles de concert habituelles que dans des lieux plus intimes ou insolites. Cette proximité avec le public favorise une écoute plus détaillée et une perception personnalisée des instruments. En outre, les concerts de la Symphonie de Poche sont toujours articulés autour d'une thématique. Chaque oeuvre est précédée d'une brève présentation réalisée par le chef d'orchestre, destinée à faciliter l'écoute. Cette particularité permet à la Symphonie de Poche d'être active également dans des contextes non familiarisés à la musique classique.

Jeune public
Les musiciens de l'ensemble sont très attachés à faire découvrir la pratique de leur art aux jeunes auditeurs. Plusieurs actions de sensibilisation peuvent ainsi être mises en place en amont d'une représentation. Du concert pédagogique ou participatif aux interventions dans les écoles et conservatoires, l'ensemble dispose de nombreuses ressources pour stimuler la curiosité du jeune public.

Photo ©Lyodoh Kaneko

Nicolas Simon

Chef d'orchestre de l'ensemble de la Symphonie de Poche

Violoniste de formation, Nicolas Simon choisit rapidement de se consacrer à la direction d’orchestre. Ce « passeur », comme le décrit justement le critique Alain Cochard, qui cherche dans la musique la rencontre et le lien qui unit musiciens, compositeurs et auditoires, incarne une nouvelle génération de chefs d’orchestre français. Dans ce but, il fonde en 2008 la Symphonie de Poche. Chef associé de l’orchestre Les Siècles aux côtés de François-Xavier Roth, il est régulièrement amené à diriger l’Orchestre de l’Opéra de Rouen, l’Orchestre Symphonique et Lyrique de Nancy, l’Orchestre National de Lille, l’Orchestre de Poitou-Charentes. Il dirige également l’Orchestre National de France, l’Orchestre de Chambre de Paris, l’Orchestre de Picardie, l’Orchestre Régional de Cannes PACA, l’Orchestre d’Auvergne. A l’étranger, il dirige le London Symphony Orchestra, le SWR Sinfonieorchester Baden-Baden und Freiburg et l’Orchestre des Jeunes de Palestine.

Jeanne Maisonhaute

Jeanne Maisonhaute reçoit ses premières leçons de violoncelle dès l’âge de six ans au Conservatoire National de Région de Rueil-Malmaison dans classe d’Elisabeth Ley-Chenivesse, et poursuit ses études auprès de Philippe Bary au Conservatoire « Paul Dukas » à Paris. En 2000, elle reçoit la Médaille d’Or de la Ville de Paris. Après une rencontre décisive avec Marie Hallynck, elle part étudier dans sa classe au Conservatoire Royal de Bruxelles et y obtient en juin 2005 son diplôme avec la Plus Grande Distinction. Admise dans la classe de Raphaël Wallfisch à la Hoschchule Musik und Theater de Zürich, elle y obtient le diplôme de Soliste en juin 2007.

Elle reçoit en 1999 le 1er Prix du concours du «Royaume de la Musique de Radio France», en 2000 le 1er Prix du Concours International de Woluwe St-Pierre, en 2005 le Prix Fely Wasel au Conservatoire Royal de Bruxelles, et en 2006 le Prix « Most Promizing Participant » au Concours International de Violoncelle Aram Katchaturian (Arménie).
Elle est lauréate de la Belgian Fondation For Young Soloists en Belgique.
En 2008, elle se lie à l’Ensemble Musiques Nouvelles et en 2010, elle rejoint le
quatuor Tana pour s’y consacrer pleinement.

Au cours de nombreuses ‘master classes’, elle reçoit les conseils d’Edmond Baert,
Boris Baraz, Wolfgang Boettcher, Lluis Claret, Frans Helmerson, Oleg Kogan,
Philippe Muller, Martti Roussi, Jiang Wang, Tsuyoshi Tsutsumi. En musique de chambre, elle a travaillé avec André Siwy, Thomas Kakuska , Xavier Gagnepain, Olga Sitkovetsky, le quatuor Artémis…
Photo ©DR

 

Su Zhen

Altiste, elle a été admise au département de Musique d’orchestre du CCOM, où elle a été l’élève du Professeur Wang Zhenshan. Après sa licence, et en raison de ses prestations exceptionnelles, elle a été nommée au poste d’Alto solo -assistante au sein de l’orchestre symphonique national de Chine, alors qu’elle n’avait que 23 ans.

En 1996, Su Zhen a obtenu une bourse plénière pour étudier à la Royal Académy of Music de Londres, où elle a poursuivi des études de Master  dans la classe du distingué professeur John  White. Elle a reçu une majorité des distinctions attribuées pour son instrument à l’Académie Royale de Musique de Londres et a été lauréate en 1997 du concours international d’Alto « Lionel Tertis »

De 2000 à 2004, Su Zhen a occupé le poste d’alto solo-assistante de l’orchestre philarmonique de la BBC. Elle a aussi donné, comme alto solo et membre des ensembleS de musique de chambre, des concerts en tant que soliste et membre d’ensemble dans le monde entier, notamment au Festival internationaux d’Edinbour et de Genève, au Festival international des Arts à ToKyo et au Festival international de l’alto au Royaume Uni.

En 2004 on a demandé à Su Zhen de revenir au CCOM à Pékin pour devenir le plus jeune professeur titulaire de la chaire d’Alto.

En 2006, Su Zhen a reçu du Ministère chinois de l’éducation, la récompense de professeur d’exception auprès  des jeunes (Huo Yingdong).

Elle a reçu de nombreuses invitations à donner des classes de Maître au niveau international, notamment en Corée, au Festival international de musique des « Great Mountains », et au Festival international de musique de la « Grande muraille » à Pékin, et à l’académie autrichienne de musique.
Photo ©DR

Tonycello (Antoine Payen)

Né à Lille, Antoine Payen débute le violoncelle à l’âge de 7 ans à l’école de musique de Roubaix, avant d’aller se perfectionner au conservatoire de Lille dans la classe d’Hélène Dautry puis à celui de Rueil-Malmaison dans la classe de Jean-Marie Gamard. Titulaire du Diplôme d’État de violoncelle et de l’Agrégation de musique, il enseigne durant 6 ans à l’école de musique de Haubourdin ainsi qu’au collège Jean Zay de Fâches-Thumesnil. En 2009, il obtient un poste de violoncelliste titulaire à l’orchestre de l’opéra de Limoges. Passionné de musique de chambre, il fonde le quatuor à cordes Winston et se consacre également à l’enseignement pour des groupes de musiciens amateurs de tous niveaux au sein de l’association “Chamber Music for Europe”. Parallèlement à ces activités enthousiasmantes mais néanmoins sérieuses, Antoine Payen s’intéresse depuis longtemps au répertoire de la chanson française. Il décide alors de communiquer son enthousiasme en créant un spectacle dans lequel il s’accompagne uniquement de son instrument de prédilection.

C’est donc sous le nom de Tonycello qu’il se fait connaitre en France où l’accueillent des scènes d’horizons très variés : théâtre, musique, café-concert, conservatoire…  L’adhésion du public et la reconnaissance des professionnels viennent rapidement couronner son spectacle “Chansons pauvres… à rimes riches!”  : 2 fois prix du public à l’Espace Gerson de Lyon, prix du festival Intercommun’hilarité du Nord pas de Calais, passage sur France Musique, coup de cœur de France Inter… En 2012, il est engagé par l’Opéra-Théâtre de Limoges pour un projet jeune public. Toujours sous le nom de Tonycello, il crée donc le spectacle « Violoncelle ou grosse guitare ? » qui se voit sélectionné dans le programme des JMF (Jeunesses musicales de France) pour 2 saisons. En 2013, il participe au festival off d’Avignon et obtient également le P’tit Molière du meilleur spectacle musical. Ce sont aujourd’hui plus de 350 scènes professionnelles qui ont accueilli ce spectacle, auquel le public a toujours fait un chaleureux accueil. En 2017, toujours sous le nom de Tonycello, il crée son troisième spectacle seul en scène: “La migration des tortues”.

Biographie améliorée

Né en province autour des années 80, Antoine Payen ne se découvre actuellement encore aucune vocation véritable. Issu d’une famille de semi-musiciens, il est assez rapidement marqué par des échecs successifs, autant dans sa vie professionnelle que dans sa vie privée. Il parvient cependant à terminer ses classes de chant et de violoncelle, mais ses professeurs, quoique méritants, n’en demeurent pas moins aussi méconnus que lui. Maladroit, (mais désireux de bien faire), incapable d’écrire quelques chansons, il se borne à chanter comme il peut celles des autres. Pour la première fois de sa carrière, il se produit seul sans personne pour l’aider, le peu de connaissances qu’il possède ayant rapidement prétexté un emploi du temps trop chargé.

Photo ©Ubique Zone

Orchestre Philharmonique du Département de l'Oise

L'Orchestre Philharmonique du Département de l’Oise, également appelé « Le Concert » est né avant 1759 à Beauvais. Il fait partie du patrimoine Culturel du Département et a traversé les siècles sans prendre une ride. Acteur culturel connu et reconnu à Beauvais et dans l’Oise, il incarne un patrimoine vivant, actif, et apprécié, fourmillant de multiples et ambitieux projets.

 

Au fil des années, il a été témoin des évolutions musicales et a côtoyé de grands noms de la musique classique tel le violoncelliste Pierre Fournier, la harpiste Lily Laskine ou encore Vincent d’Indy pour ne citer que les plus connus.

S’il se nourrit de la richesse de son passé, notamment à travers tout le matériel musical précieusement conservé depuis deux siècles et demi, « Le Concert » conjugue aussi avec bonheur le présent et le futur. Au fil des concerts, il nous montre toute l’étendue de ses talents. Fort d’une cinquantaine de musiciens stagiaires et d’une douzaine de musiciens professionnels, il forme un ensemble qui conjugue avec bonheur à la fois diversité et homogénéité. Diversité des parcours et des horizons, homogénéité des talents et de l’amour de l’Art.

Surprenant, séduisant, rafraîchissant ou passionné... son répertoire est riche et réjouissant.

Depuis 20 ans, sous l’impulsion de ses animateurs, il a connu une vie exaltante. Avec au moins 10 concerts par an, il forme au métier d’orchestre des musiciens de tous âges et de tous horizons. Il répand autour de lui la passion de la musique. Il irradie la joie de vivre et le plaisir partagé d’être ensemble pour émerveiller le public. Il sait provoquer l’enthousiasme et la ferveur des mélomanes.

Un élan chaleureux traverse ce groupe au sein duquel les musiciens peuvent s’épanouir pleinement, exprimer sans retenue leur sensibilité et leur sens artistique.

Sous la houlette de Thierry PÉLICANT, son 33ème chef d’orchestre, « Le Concert » a mené travail acharné et efficace. Il a su peu à peu acquérir des qualités qui le font aujourd’hui apprécier de solistes de renom et qui lui permettent de renouer ainsi avec le brillant passé de la Société Philharmonique de Beauvais, fondée le 16 janvier 1825.

Car « Le Concert », c’est un son, une couleur au service de la Musique. C’est un cœur généreux et prodigue qui sait faire vibrer la corde sensible de chacun au cours d’un concert. C’est une émotion qui vous étreint au cœur de l’Oise.

Photos  Eric Piens

 Thierry Pélicant

Chef d'orchestre 

Une pipe. Du tabac gris. Un Calva de sa Normandie natale, un Armagnac. Hors d'âge de préférence. Humer. Sentir. Goûter. Des mets à cuisiner, à peaufiner, avant de les mettre en bouche. Et la musique. Celle qui s'impose comme une nécessité, sans que l'on y réfléchisse, sans qu'on la choisisse, mais qui est la seule chose concrète et réelle sur laquelle construire une vie. Celle qui emplit un esprit et le porte toujours plus haut. Et les autres. Le goût des autres. Épicurien ? Sans aucun doute, Thierry Pélicant l'est. Avec sa recherche du bonheur constant, presque hors du temps. Pour lui et pour les autres. Avec exigence. Avec empathie. Avec discipline aussi. « Je veux croire à la possibilité de la construction du bonheur. Le bonheur est une discipline. »

Et c'est ainsi qu'il envisage la direction d'un orchestre. Ainsi aussi qu'il compose. Pour les musiciens, pour le public, et pour lui, dans cette quête du bonheur à construire.

Le chef d'orchestre qui « ne sait diriger que les gens qu'il aime »

Le jeune organiste qu'il est se voit proposer par un ami la direction d'un petit orchestre. Il a 18 ans et se jette à l'eau. « Il a fallu me rendre à l'évidence : j'avais besoin de prendre des cours ! », explique-t-il dans un éclat de rire. Ce qu'il fait. Et rapidement, il rencontre son maître en la personne de Jean-Claude Hartemann, directeur de la musique de l'Opéra Comique. « Je suis resté quinze ans avec lui. La direction d'orchestre ne s'apprend pas, elle se fait par imprégnation et j'ai eu la chance d'avoir ce maître qui avait une telle carrière à transmettre. Je lui dois tout ce que j'ai de bon. »

Thierry Pélicant se trouve alors « happé » par la musique, presque malgré lui. Sans coup de foudre, mais sans pouvoir y échapper. « La musique s'est imposée à moi. Je n'avais pas envisagé d'en faire mon métier, mais elle s'est imposée comme une nécessité. Le droit que j'étudiais m'a paru moins concret et réel que la musique. Je me suis dit : bon, je vais faire de la musique, mais comme je le veux, qu'avec des gens que j'aime. De toute façon, je ne peux diriger que les gens que j'aime. » Autrement dit, sans plan de carrière, des termes incompréhensibles pour Thierry Pélicant.

En 1976, il prend la direction de l'orchestre de Montivilliers, en Haute-Normandie, qui est aujourd'hui devenu un acteur de la vie culturelle de Haute-Normandie sous le nom de l'Orchestre André Messager.

En 1980, Thierry Pélicant arrive comme chef d'orchestre à la Société Philharmonique de Beauvais. Sa première répétition, il s'en souvient « comme si c'était hier » : « J'ai été frappé par la valeur humaine de ce noyau d'une dizaine de musiciens. Ils ne jouaient pas mal du tout et ils étaient capables de faire confiance à un jeune type sans aucune expérience ! J'ai une reconnaissance infinie pour eux, qui me touche encore aujourd'hui. » Il est également frappé par l'énergie et le militantisme du bureau de cet orchestre. « Ils avaient pleinement conscience de faire grandir cette institution vieille de 200 ans. Cela leur donnait une énergie folle. Les répétitions ne se passaient jamais à “la bonne franquette”, pour se faire plaisir. Nous étions là pour travailler et progresser. Tout le monde à l'heure et prêt. »

Et c'est toujours le cas aujourd'hui. Si la répétition débute à 10 heures, les musiciens sont prêts à donner la première mesure à cette heure précise. Thierry Pélicant endosse alors sa responsabilité de chef d'orchestre avec le sourire. Il laisse filer une première interprétation, prend la température, sent l'ensemble. Et revient sur un passage. Utilise une métaphore imagée. Met l'orchestre à l'aise. Et reprend. Et reprend encore. Avec exigence. Encore. Et puis il glisse à une autre partie, car il sait parfaitement jusqu'où il peut aller avec ces musiciens qu'il connaît si bien. La chemise est trempée, la concentration palpable. Plus rien n'existe que la musique. L'homme et l'orchestre ne font plus qu'un.

Le compositeur a « la nécessité absolue » de composer

« La composition, c'est un besoin, une nécessité absolue pour moi. La nécessité de me libérer de quelque chose. » Sa première « œuvre », le compositeur Thierry Pélicant l'écrit alors qu'il est encore lycéen. « C'était une messe pour la fête de l'école », se souvient-il. Puis, il écrit pour les mariages de ses amis. « Mais j'étais un peu bridé, car je croyais que le langage institutionnel de la musique contemporaine n'était pas le mien. » Mais un jour, Thierry Pélicant a le déclic : « J'écris comme j'ai envie. Ce n'est pas grave. Mon écriture a un langage tonal, le plus accessible au public, pas du tout contemporain, mais je suis sincère. » Écrivant par nécessité et non par envie, il se débarrasse des modes et des querelles esthétiques pour ne retenir que l'exigence et la sincérité qu'il perçoit comme des « obligations morales ». Et comme un pied de nez à ces querelles, il lance : « De toute façon, je suis un compositeur contemporain puisque je suis vivant. »

SONIA WEIDER-ATHERTON

Photo Jon Pitre

Sonia Wieder-Atherton a toujours cherché à faire de la musique une langue ouverte au monde. C’est cette recherche qui l’a menée au fil du temps d’un répertoire à l’autre, de découverte en découverte. Dans une exploration permanente. Tournant et retournant les trajectoires, déviant les frontières, déjouant les présupposés dans une inlassable recherche de sens.

Elle est née à San Francisco d’une mère d’origine roumaine et d’un père américain.

Elle a grandi à New York puis à Paris. A Paris, elle entre au Conservatoire National Supérieur dans la Classe de Maurice Gendron.
À 19 ans elle passe le Rideau de fer et part vivre à Moscou pour étudier avec Natalia Shakhovskaïa au Conservatoire Tchaïkovski. Elle gardera en elle de ces années russes, en plus d’un enseignement d’excellence, un rapport particulier au temps, aux histoires et aux hommes.

De retour en France, à 25 ans, elle est lauréate du Concours Rostropovitch.

Sonia Wieder-Atherton expérimente sans cesse. Elle collabore avec de nombreux compositeurs contemporains (Pascal Dusapin, Georges Aperghis, Wolfgang Rihm…) dont elle devient l’interprète privilégiée.
Son jeu, son style, sont immédiatement identifiables, ce qui fait d’elle une interprète rare.
Elle joue en soliste sous la directions de nombreux chefs, avec entre autres : l’Orchestre de Paris, l’Orchestre National de France, l’Orchestre National de Belgique, le Philharmonique de Liège, le Philharmonique d’Israël, l’Orchestre Gulbenkian de Lisbonne, l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg, l’Orchestre de la NDR de Hanovre, le REMIX Ensemble, Les Siècles, Asko/Schönberg… et collabore régulièrement avec des musiciens avec qui elle enregistre et joue en concert (Imogen Cooper, Raphaël Oleg…).

Ces dernières années, elle est à l’origine de nombreux projets qu’elle conçoit et met en scène : Chants juifs, un cycle pour violoncelle et piano où elle s’inspire de l’art des Hazans. Chants d’Est, pour violoncelle et ensemble instrumental, conçu tel un voyage de la Russie à la Mittel Europa. Vita, pour violoncelle seul et trois violoncelles, où elle raconte la vie d’Angioletta-Angel à travers deux génies hors de leur temps, Monteverdi et Scelsi. Odyssée pour violoncelle et chœur imaginaire, une femme seule avec son violoncelle accompagnée d’une bande-son, se confronte aux éléments. Vent, vagues, chaos, tempêtes… Little Girl Blue, from Nina Simone.

Pour Sonia Wieder-Atherton. Jouer Bach, Beethoven, des chants juifs ou Nina Simone, c’est faire le même geste, c’est poser la même question : celle d’une voix qui ne pourra jamais se comprendre si elle s’écoute isolément.

Sonia Wieder-Atherton repousse sans cesse les limites de ses explorations et c’est dans cette même recherche qu’elle se tourne avec son violoncelle vers d’autres expressions : s’ajoutent des projets tels que D’Est en musique, spectacle conçu avec les images du film D’Est de Chantal Akerman. Danses Nocturnes, avec Charlotte Rampling, où se rencontrent les œuvres de Benjamin Britten et de Sylvia Plath. Navire Night, de Marguerite Duras, avec Fanny Ardant. Exil, une création pour violoncelle, piano et huit voix. Chantal ? Une installation inédite, crée en 2018 à Paris, sous forme de dialogue entre le violoncelle et Chantal Akerman dans son premier film Saute ma ville.

En 2011, elle reçoit le Prix des Arts de la Fondation Bernheim, qui désigne chaque année trois lauréats dont l’œuvre a valeur créatrice dans chacun des domaines des arts, des lettres et des sciences.
En 2015, elle est nommée Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.

Quatuor Dalya

Yumi MIZUKAMI violon

Aya SABOURET violon

Delphine ANNE alto

Anne-Lise BRANQUET violoncelle

Le quatuor DALYA est né en 2013, d’une amitié et complicité entre ces quatre musiciennes, qui partagent la musique au sein de l’orchestre Colonne où elles sont titulaires depuis de très nombreuses années. L’envie d’explorer le répertoire du quatuor à cordes les a amenées à défendre divers projets originaux et concerts où se mêlent musiques classiques et romantiques aussi bien que le répertoire « d’aujourd’hui ».

- 2013 et 2015 participation au festival « La folle journée de Kanazawa » au japon. Nombreux concerts à Kanazawa, Tokyo et Nigana. concerts éducatifs, concerts avec le théatre NO - 2013 : concert privé au domaine de Courson (Essone).

- 2014 : enregistrement de la maquette de musique de film du quatuor d’Elisabeth Anscutter.

- 2017 et 2019 concerts salle Colonne (Paris 13ème).

Photo libre de droits